English  |  正體中文  |  简体中文  |  Items with full text/Total items : 49521/84606 (59%)
Visitors : 7579642      Online Users : 58
RC Version 7.0 © Powered By DSPACE, MIT. Enhanced by NTU Library & TKU Library IR team.
Scope Tips:
  • please add "double quotation mark" for query phrases to get precise results
  • please goto advance search for comprehansive author search
  • Adv. Search
    HomeLoginUploadHelpAboutAdminister Goto mobile version
    Please use this identifier to cite or link to this item: http://tkuir.lib.tku.edu.tw:8080/dspace/handle/987654321/109494


    Title: L'apport des langues étrangères: le cas de quelques écrivains du début du dix-neuvième siècle
    Other Titles: 外語的學習和影響﹕三位19世紀法國作家的例子
    Authors: 鄭安群
    Keywords: bilinguisme;plurilinguisme;Stendhal;Merimee;Flaubert
    Date: 20161209
    Issue Date: 2017-02-22 02:10:44 (UTC+8)
    Abstract: Malgré le fléchissement de sa puissance lors de la chute de l’Empire napoléonien, la France retrouva rapidement sa position hégémonique en Europe et sa fierté après le retour des rois. On se rappelle le mauvais accueil que les Parisiens réservèrent aux pièces de Shakespeare, présentées en 1823 par une troupe anglaise. Même si la vogue romantique mettait l’exotisme à la mode, peu d’auteurs français s’intéressaient vraiment à la culture des étrangers et à leurs langues. C’est au moment où la culture française rayonnait d’un éclat irrésistible que Stendhal et Mérimée faisaient figures d’exception. Le deuxième, doué en langues, maîtrisait non seulement l’espagnol, mais étudiait aussi une dizaine de langues rares, telles la langue gitane, le russe, le lithuanien et les langues balkaniques, tandis que le premier s’adonnait à l’italien et l’anglais. L’influence de ces langues est perceptible dans leurs œuvres, non seulement au niveau du coloris imaginaire – Carmen doit son succès à la connaissance approfondie de l’espagnol et de la langue bohémienne, Lokis à celle du russe lithuanien, La Chartreuse de Parme à celle de l’italien –, mais aussi au niveau de la pensée, teintée elle aussi de la mentalité de ces zones linguistiques. Comme la plupart des langues auxquelles ils s’intéressaient étaient celles des pays du Sud, tous deux développèrent une esthétique plus ensoleillée, différente de l’atmosphère brumeuse du Nord. D’un côté, ils combattaient la mièvrerie du classicisme académique, de l’autre, ils prônaient un « romanticisme » (mot italien francisé par Stendhal en 1823), dont l’énergie et la violence marquaient la différence avec le romantisme défendu par Hugo. Selon Humboldt, chaque langue véhicule sa propre vision du monde. L’acquisition d’une langue, qui ne se fera pas sans affecter la langue souche, non seulement rend la communication plus facile mais permet aussi l’accès à une autre mentalité. A l’ère des échanges culturels, mieux que le tourisme, l’intérêt réel porté aux langues d’autrui témoigne autant de notre ouverture d’esprit que de notre volonté d’être en rupture avec l’esprit de clocher.
    Relation: 研討會論文集,頁37-60
    Appears in Collections:[法國語文學系暨研究所] 會議論文

    Files in This Item:

    There are no files associated with this item.

    All items in 機構典藏 are protected by copyright, with all rights reserved.


    DSpace Software Copyright © 2002-2004  MIT &  Hewlett-Packard  /   Enhanced by   NTU Library & TKU Library IR teams. Copyright ©   - Feedback